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Chauffage collectif en copropriété : comment sont partagés les frais ?

Le chauffage collectif en copropriété est une solution très répandue en vue de fournir de la chaleur aux différents logements d’un même immeuble. Cependant, la question du partage des frais liés à ce type de chauffage peut parfois être source de conflits entre les copropriétaires. En effet, les dépenses liées au chauffage collectif sont souvent réparties en fonction de la superficie de chaque logement ou du nombre d’occupants. Mais d’autres critères peuvent également entrer en jeu, ce qui peut rendre la situation complexe. Dans cet article, nous allons examiner de plus près les différentes méthodes de répartition des frais de chauffage collectif en copropriété afin de mieux comprendre comment elles fonctionnent et comment elles peuvent être équitables pour tous les copropriétaires.

Comment sont partagés les frais de chauffage collectif en copropriété ?

Le syndic, qui représente la copropriété, est responsable de l’établissement et de la signature du contrat avec le fournisseur de gaz. La facture inclura non seulement le chauffage, mais parfois aussi la production d’eau chaude, selon l’installation de l’immeuble. Mais comment se fait la répartition des coûts ? Dans certains endroits la méthode de division par le nombre de mètres carrés et d’habitants est encore appliquée, mais le plus souvent, le processus est plus complexe et affiné. Le syndic ou une entreprise spécialisée s’occupe en effet de la répartition des coûts en fonction de deux critères : les frais fixes et la consommation réelle de chaque logement. 

Les frais fixes du chauffage collectif en copropriété

Les frais fixes (environ 25 à 30 % des frais de chauffage) sont déterminés différemment selon les statuts de la copropriété ou une convention, et correspondent par exemple aux pertes de chaleur ou à la chaleur qui passe dans les gaines techniques. Cette énergie ne sert à personne en particulier mais plutôt à tout le monde en contribuant à maintenir le bâtiment à bonne température. C’est pourquoi un copropriétaire qui décide de ne jamais utiliser ses radiateurs pour économiser de l’énergie sera tout de même tenu de payer des frais de chauffage.

Chauffage collectif en copropriété : comment sont partagés les frais ?

Les frais variables du chauffage collectif en copropriété

La seconde partie des frais de chauffage collectif en copropriété est variable car elle dépend des consommations réelles. Ces dernières sont mesurées à l’aide d’appareils spécifiques, tels qu’un compteur électronique à l’entrée de l’appartement ou plus couramment, un calorimètre installé sur chaque radiateur. Ces dispositifs mesurent la quantité de chaleur produite et consommée dans l’appartement. Chaque logement dispose d’un compteur d’eau individuel pour l’eau chaude, et les résidents paient une avance mensuelle ou trimestrielle pour ces coûts. Une fois par an, un décompte final est effectué par le syndic ou une entreprise spécialisée, tout comme pour un ménage ordinaire. En outre, un logement qui utilise du gaz pour la cuisine aura toujours son propre compteur et sa propre facture pour cette utilisation.

Un chauffage collectif est-il financièrement avantageux pour les copropriétaires ?

La réponse varie en fonction de l’installation. Il y a encore quelques années, les promoteurs immobiliers installaient systématiquement de petites chaudières individuelles avec un compteur privé dans les nouvelles constructions. Cependant, cette pratique appartient désormais au passé, car la tendance va clairement vers des systèmes de chauffage collectifs visant à optimiser la consommation d’énergie. Seules les petites pompes à chaleur pour l’eau sanitaire resteront probablement installées individuellement. Selon le vice-président de FEDERIA Syndic, contrairement aux apparences, les chaudières individuelles ne sont pas forcément plus rentables. En effet, elles sont souvent mal réglées et moins efficaces, alors qu’une chaudière collective est mieux réglée et mieux entretenue. De plus, le syndic négocie le contrat avec le fournisseur pour des volumes plus importants, bénéficiant ainsi d’un pouvoir de négociation plus important qu’un particulier.

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